Depuis les années 1990, l’Asie, notamment l’Asie du Sud-est, joue un rôle déterminant dans l’économie mondiale des médias. Les produits industrialisés de divertissement, tels les jeux vidéo, les bandes dessinées, la musique, les séries télévisées et les films ont connu un succès grandissant. Ces médias culturels populaires relèvent la plupart du temps de la fabrication d’objets consommables plus que de créations. Ils n’en ont pas moins joué un rôle, d’abord économique, puis politique si l’on prend en compte les conséquences culturelles que cette consommation a pu induire en modifiant les imaginaires, même si ce ne fut pas le but initialement poursuivi par ceux qui les conçurent et en organisèrent la diffusion à grande échelle. Ces produits se sont répandus, d’abord sur les marchés intérieurs, puis hors frontières, générant un indéniable pouvoir d’attraction. Ce « soft power », forme de pouvoir décrit par Joseph Nye, professeur à Harvard et ancien secrétaire adjoint à la défense du Président Clinton, permet-il de rendre compte de ce phénomène d’influence qu’exercerait la culture, au sens très extensif de ce terme ? Quel type de transformations a-t-il opéré ? Quel en est l’efficacité et la limite pour des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde et le Japon. Telles sont les questions qu’aborde ce dossier au travers d’articles de référence, inédits ou inédits en français, aux quels ont collaboré journalistes et universitaires spécialistes de cette région du monde, de leur culture, de leurs médias. Septembre 2011.
E-dossiers de l'audiovisuel : Asie, médias et soft power
-
Rechercher
-
Outils
-
Infos pratiques

















