L’Inathèque de France, créée le 1er janvier 1995, est chargée de la mise en oeuvre du dépôt légal de la radio-télévision défini par la loi du 20 juin 1992. Cette loi, qui précise et enrichit les textes créés au XVIè siècle relatifs à cette obligation, désigne l'Ina comme dépositaire des émissions de radio et de télévision et affirme la double finalité de l’Inathèque de France : la conservation patrimoniale et la consultation à des fins de recherche.
Au total, les collections comptent plus de 4 millions d’heures de programmes enregistrés et les fonds s’enrichissent chaque année d’environ 900 000 heures. Un plan de sauvegarde et de numérisation lancé en 1999 sur l’ensemble des activités de l’Ina accroît de près de 20 000 heures par an cette masse considérable.
En complément de son rôle de conservation patrimoniale et de consultation à des fins de recherches, l’Inathèque de France a pour ambition de constituer, transmettre et restituer largement les savoirs sur l’audiovisuel au public. L'organisation de débats, de colloques, de rencontres, et les différentes publications, s’inscrivent dans cette logique.
Aux termes de la loi sur le dépôt légal et son décret d’application, sont déposés les programmes des chaînes hertziennes nationales de radio et de télévision ayant une part de production française et diffusés depuis le 1er janvier 1995.
Depuis le début de l’année 2002, l’Inathèque de France a étendu la collecte aux chaînes du câble et du satellite, puis en 2005 aux chaînes gratuites de la TNT. En novembre 2007, 24 chaînes régionales, France ô et 7 chaînes supplémentaires du câble et du satellite ont rejoint le champ de la conservation patrimoniale.
Depuis le 1er décembre 2008, ce sont 88 chaînes de télévision et 20 chaînes de radio qui sont collectées 365 jours par an.
Chaque année, près de 90 000 émissions de télévision et de radio sont analysées et indexées par 80 documentalistes. Ils produisent un résumé de l’émission et en réalisent une indexation thématique. Sans cet effort de construction de métadonnées structurées et normalisées au sein d’une chaîne documentaire, les centaines de milliers d’heures conservées seraient muettes et inexploitables.
LES FONDS CONSULTABLES
Le fonds radio
Il rassemble les documents sonores diffusés à la radio, dont les plus anciens datent de 1933. Depuis 1994, l’Inathèque de France capte les programmes diffusés sur 20 grandes chaînes de radios publiques et privées.
Le fonds télévision
Il couvre tous les genres télévisuels depuis 1949 : journal télévisé, magazine d'information, documentaire, débat, allocution, téléfilm, jeu, série, sport, talk show, téléréalité, docufiction.
La presse filmée
Le fonds des Actualités françaises conservé à l’Ina rassemble les reportages d’actualité projetés dans les salles de cinéma avant la diffusion des films.
Couvrant la période 1940-1969 avec plus de 33 000 documents, ce fonds est divisé en quatre ensembles chronologiques : Les Actualités Mondiales (1940-1942), France Actualités (1942-1944), France Libre Actualités (1944), Les Actualités françaises (1945-1969).
Le fonds publicité
Il rassemble aujourd’hui plus de 220 000 spots dont une partie est consultable sur le site ina.fr. Le fonds est complété par tous les messages publicitaires diffusés depuis le 1er octobre 1968 à la télévision.
Le fonds théâtre
Il comprend plus de 600 captations de pièces filmées dans quatre théâtres nationaux : Chaillot, La Colline, Odéon et Strasbourg. S'y ajoutent les archives audiovisuelles du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique et des entretiens avec des auteurs, comédiens et metteurs en scène, des répétitions et des documents écrits.
Le fonds de création audiovisuelle contemporaine
Il regroupe les œuvres de créations présentées dans le cadre du Festival International des Nouvelles Images (IMAGINA), des Rencontres européennes de la jeune création E-Magiciens (Valenciennes) et du Siggraph (Etats-Unis). Il inclut également des travaux réalisés par les élèves dans les écoles spécialisées (ENSAD, Les Gobelins, Sup Infocom…) ainsi que les dépôts d’artistes ou d’institutions culturelles.
Le cinéma
Sont consultables 15 000 titres de longs métrages et 12 000 titres de courts métrages diffusés à la télévision, des magazines radio et télévisés consacrés au septième art (Microfilms, France Culture - 1985/1990 ; Cinéma Cinémas, Antenne 2 - 1982/1991), des entretiens avec des acteurs, des réalisateurs, des scénaristes…
La musique
Plus de 30 000 retransmissions télévisuelles ou radiophoniques de concerts de musique classique et contemporaine, de jazz, de variétés, d’émissions musicales sont disponibles ainsi que plus de 5 000 vidéo clips et une grande variété de stations de radio à thématique musicale (RFM, Nostalgie, NRJ, Skyrock, Virgin radio…). Certaines œuvres musicales de compositeurs contemporains n’ont jamais été éditées. Les retransmissions radio ou télévisées de leurs créations sont les seules traces de leurs interprétations.
Les sources écrites
Les sociétés de diffusion déposent depuis 1995 une très riche documentation relative à la programmation et aux émissions elles-mêmes. Elle compte des documents versés par les sociétés selon une périodicité régulière (bulletin de presse, avant programme, programme définitif, rapport de chef de chaîne) ainsi que des documents dits d’accompagnement, liés à un élément de programme. Plus de 15 000 ouvrages portant sur l’analyse des médias ainsi que la collecte de travaux de thèse et autres mémoires rédigés à partir des sources de la radio et de la télévision viennent enrichir ces fonds.





